Qualité de vie au travail (suite)

Le lien social est aussi un facteur déterminant dans cette reprise alternée du travail sur site par les entreprises, parce que les salariés vont à nouveau se retrouver ensemble au bureau, à passer une bonne partie de la journée (pour ceux qui ne reste qu’une demi journée), sinon toute la journée (pour ceux qui reste toute la journée) ensemble.

Alors, pour ceux qui travaillent ensemble depuis des années, ou depuis un certain temps, normalement, le renouement devrait se faire très vite. Les souvenirs à revisiter, les nouvelles à partager, et la joie et la bonne humeur repartent de facto.

En revanche, pour ceux qui rejoignent nouvellement les différentes équipes au sein de l’Organisation, il va falloir un temps d’adaptation et d’intégration.

Ce qui m’amène à souligner l’ambiance qui pourrait régner au sein des bureaux, des services, etc.

C’est un facteur très important, l’ambiance dans le service; elle déterminera le climat qui prévaudra parmi les individus entre eux d’abord et les équipes entre elles ensuite.

La performance des services conditionne celle de l’Organisation. Mais la performance des services dépend entièrement du bien-être des salariés, donc, de l’état d’esprit dans lequel se trouvent les salariés au moment de leurs services.

En plus de la Qualité de Vie au travail, le bien-être des salariés conditionnera hautement la performance et la compétitivité de l’Organisation.

Plus le manager s’intéresse aux conditions de travail des salariés et qu’il les fait participer à l’amélioration de leur condition de travail, plus les salariés sont productifs et l’Organisation s’en trouve performante et compétitive.

Ceci rejoint la démonstration faite par MAYO à l’usine d’hawthorne avec les salariés de cette usine.

Le bon sens est la chose la mieux partagée au monde.

Le management directif, la management à la baguette est révolu; ce qu’il faudrait, c’est un management participatif, incluant tout le personnel, tenant compte de la communication ascendante.

Chaque salarié est un ambassadeur potentiel de l’Organisation; ceci dit, leur témoignage à propos de l’Organisation à l’extérieur fera rayonner ou ternir l’image de l’Organisation.

C’est de cette façon que l’Organisation pourra attirer de nouveaux talents.Les salariés, les plus anciens au sein de l’Organisation se sentiront de même valoriser et donneront le meilleur d’eux-mêmes pour rendre l’entreprise encore plus productive et plus compétitive.

L’intention managériale est aussi la meilleure façon pour jauger le degré de sincérité d’un manager.

Les réunions d’équipes, les entretiens individuels restent encore le meilleur moyen de prendre le pouls de l’équipe ou de chaque individu composant l’équipe.

Au-delà des pauses-cafés, où des moments conviviaux, le manager doit veiller à ce que son équipe ne tombe pas dans la routine qui démotive, et entrainerait soit un burn-out ou un bore-out.

Comme l’a expliqué Pierre Marie Lledo: »le cerveau se nourrit des changements et est détruit par la routine, libéré des fonctions cognitives répétitives grâce aux nouveaux outils numériques, il peut se concentrer sur la créativité et l’innovation, qui le rendent heureux. attention, cependant à se protéger d’un trop-plein de données qui nous informe sans rien nous faire comprendre« .

Faire monter les collaborateurs en compétence, les sortir de la routine est un levier de motivation des salariés, au même titres que les primes et autres avantages liés à leurs fonctions.

Toutefois, pour celles et ceux qui en manifestent le besoin, il serait de bonne augure de mettre à leur disposition des accompagnements spéciaux avec des professionnels attitrés qui les écouterons et les soulageront de leur préoccupation.

Veiller sur la santé physique et mentale de ses employés, doit être pour l’Organisation un enjeu majeur en management des équipes au quotidien, et aussi un facteur qui faciliterait l’émancipation, tel un levier déterminant de la productivité.